






L’été n’est pas encore fini, loin de là. Le temps de partager les lectures marquantes de ce mois de juillet 2021 !
-J’ai découvert Kundera avec bonheur. « L’insoutenable légèreté de l’être » mêle de façon très habile histoire intime et grande Histoire. Kundera nous parle en effet de l’amour et du couple en même temps qu’il évoque l’histoire tragique de son pays placé sous le joug de l’URSS dans les années 60. Le Printemps de Prague est la toile de fond de ce roman étonnant que je relirais avec plaisir tant il aborde des questions existentielles très profondes.
-Louise Erdrich est une auteure américaine que j’ai découverte en 2020 avec le roman « Le pique-nique des orphelins » . Je me suis plongé avec délices dans « Ce qui a dévoré nos coeurs » . J’y ai retrouvé un sens du récit brillant. L’Histoire des communautés amérindiennes est abordée de façon touchante. L’auteure nous permet de découvrir tout un monde de croyances et de traditions quasiment disparu aujourd’hui.
-Marie-Aude Murail est une auteure que j’affectionne particulièrement. Avec son frère Lorris, elle signe le roman « Angie ! » . Beaucoup d’humour et une bonne dose de suspense pour cette histoire qui a la particularité de se dérouler au moment du premier confinement de mars-avril 2020. Un policier en fauteuil roulant, une jeune adolescente curieuse et courageuse, une infirmière débordée sont quelques uns des personnages de ce roman policier haletant. Ils habitent tous au Havre et les deux auteurs décrivent merveilleusement bien différents milieux sociaux qui ont peu l’occasion de se rencontrer.
-Dans « Celle que je suis » , Anne Loyer aborde le sujet des mariages arrangés en Inde. L’héroïne Anoki tombe des nues le jour où ses parents lui annoncent que son destin est tout tracé. Elle n’a pas le choix, elle devra se plier au diktat familial, celui de se marier avec un homme inconnu qu’ils auront pris soin de sélectionner pour elle. Farouchement indépendante, Anoki va choisir la rupture plutôt que la soumission à ces traditions qu’elle juge injustes et terriblement archaïques. Le roman parle du combat difficile pour l’égalité que mène une nouvelle génération de femmes en Inde.
-Mon intérêt pour la littérature britannique ne faiblit pas : j’ai lu « Le Roi Lear » de William Shakespeare, « La Communauté des esprits » de Philip Pullman et je viens de commencer « Tess D’Urberville » de Thomas Hardy. La modernité de Shakespeare impressionne tout autant que sa grande liberté de ton. Philip Pullman est un auteur que j’adore. Le monde magique qu’il a créé avec ses deux trilogies « A la croisée des Mondes » et « La trilogie de la poussière » n’en finit pas de m’enchanter. Son approche est quasi philosophique. Très hâte de lire la suite et la fin de sa trilogie. Quant à Thomas Hardy, je suis ravi de découvrir son oeuvre. Les premières pages de « Tess d’Urberville » me plaisent beaucoup par le style et la description de la vie champêtre dans le val de Blackmoor…
Et vous, vos lectures ? Bel été !